lundi 28 juillet 2008

Togo : la route nationale No. 1 coupée après l'effondrement d'un pont

LOME, 28 juillet (Xinhua) -- La route nationale No. 1 du Togo, reliant Lomé aux autres pays de l'Inter land, a été coupée après qu'un pont sur le fleuve Haho s'est effondré, suite à un pluie diluvienne qui s'est abattue dans la région pendant trois jours.

Ce pont, vieux de quarante ans, n'a pas pu résister aux puissantes vagues d'eau du fleuve.

Le Premier ministre togolais Komlan Mally s'est rendu sur les lieux pour évaluer l'ampleur des dégats, affirmant que le gouvernement allait prendre des mesures urgentes pour rétablir la circulation.

Avant le rétablissement de la situation, les véhicules sont conviés à emprunter la nationale No. 2 afin de relier la nationale No. 1 au niveau de la ville d'Atakpamé à près de 200 km de Lomé.

L'artiste togolais King Mensah en tournée au Canada en août prochain

L'artiste togolais King Mensah, a confié lundi à APA qu'il s'apprête à entamer une tournée au Canada, au mois d'août prochain

«Actuellement, je suis en tournée nationale dans tout le Togo et dès après, je m'envole pour le Canada pour une autre tournée dans cinq villes», a-t-il précisé.

L'artiste entend y présenter son dernier album sorti au début de cette année 2008. «Yétoman, mon dernier album, marche fort et je suis fier de le dire. Un cadeau qui n'est pas accepté devient un fardeau», estime le roi Mensah.

King Mensah a véritablement découvert l'univers musical depuis 1996, l'année de sortie de son premier disque « Madjo » (je vais partir, en Mina, langue parlée au Sud Togo).

Malgré ses plus de dix ans de carrière couronnée de succès, King Mensah n'est pas à l'abri des soucis. «Nous n'avons pas un bon studio d'enregistrement. Les salles de spectacle et les matériels de sonorisation se font rares », déplore-t-il.

« La piraterie nous tue. C'est misérable que l'on puisse retrouver nos disques dans les rues à 400 ou 500 F l'unité. Ca fait pitié. Nous voulons juste vivre de notre art» clame l'artiste togolais.

Ayaovi Papavi Mensah (de son vrai nom) a réussi une fusion à partir des instruments africains, et offre cinq albums qui s'appuient sur sa voix unique, baignant dans une musique afro-jazz, pop et rock.

Mensah a débuté ses activités artistiques dès l'âge de 9 ans, période à partir de laquelle il prend activement part à un corps de ballet traditionnel suite à l'enseignement des vertus du chant qu'il a reçu de son père.

En plus de la musique, sa passion, il est également dans le social et a crée un orphelinat dans la localité d'Agbodrafo, à 25 km à l'est de Lomé.

«Mon orphelinat compte beaucoup pour moi. Il y a pour le moment, 25 enfants qui ont fait 100% de réussite cette année, à l'école. Aujourd'hui, j'ai la force de les aider; et je le fais », affirme l'artiste qui n'a pas caché son amertume à l'endroit des enfants de rue.

«Quand je vois les enfants traîner dans les rues, ça me fait mal, puisque j'ai frôlé cette situation», dit l'artiste dont l'orphelinat dénommé "fondation King Mensah" a vu le jour en Juin 2005.

«Nous ne faisons pas du porte à porte pour demander qu'on nous aide. Même le simple bonjour d'un passant est déjà un apport précieux. Cela peut contribuer à éduquer et à donner du plaisir à ces enfants. Ils se diront qu'il y a quelque part des gens pensent à eux», affirme l'artiste, récemment distingué «officier de l'ordre du Mono» par le Chef de l'Etat togolais.

La discographie de King Mensah est marquée par cinq grands titres à succès, connus de tous les Togolais. Ils s'agit de Madjo (1996); Edjidodo (le courage, 1998); Mensah Mensah (2000) ; Elom (Il m'aime, 2002) et enfin, Yétonam (Il a répondu à mon appel) cette année 2008


TOGO - 22 juillet 2008 - APANEWS

vendredi 25 juillet 2008

TOGO : Nouveau départ ......Tout est urgent...


Entré par surprise dans l’histoire du Togo, à la suite de la disparition, le 5 février 2005, de Gnassingbé Eyadéma, son fils et successeur à la tête du pays, Faure Gnassingbé, a tardé à acquérir une légitimité démocratique. D’abord perçu comme un personnage imposé par cette même armée qui perpétua le règne de son défunt père, il passait pour un simple faire-valoir, un homme lige propulsé un peu malgré lui, incapable de prendre la moindre décision…
L’élection présidentielle d’avril 2005 n’a pas été pour améliorer les choses. Si Faure, comme l’appellent ses compatriotes, a été déclaré élu au premier tour, l’opinion a gardé de ce scrutin l’image - qui a fait le tour des télévisions du monde entier - d’un groupe de militaires entrant dans un bureau de vote pour disperser des électeurs réputés proches de l’opposition et arracher les urnes. Et, plus grave, le souvenir de 400 à 500 personnes tuées dans les manifestations qui suivirent la proclamation des résultats.
Mais Faure Gnassingbé allait très vite entreprendre des actions de nature à faire oublier les conditions de son arrivée aux affaires. En commençant par des concessions, qui ont abouti à la signature, en août 2006, d’un « accord politique global » par tous les partis, y compris la très frondeuse Union des forces de changement (UFC) de l’opposant historique Gilchrist Olympio. Avant d’organiser, en octobre 2007, des élections législatives anticipées jugées « globalement satisfaisantes » par tous les observateurs. Un mois plus tard, les partenaires multilatéraux du Togo décidaient de reprendre leur coopération avec le pays après l’avoir boycotté depuis 1993 pour « déficit démocratique ».
En dépit de cette respectabilité nouvelle, une épée de Damoclès continuait de planer au-dessus du chef de l’État : les velléités de son demi-frère, ministre de la Défense, Kpatcha Gnassingbé, qui lui disputait la légitimité et agitait la menace d’un coup d’État. Faure a résolu la question le 13 décembre 2007, en limogeant Kpatcha.
Depuis ce jour, seulement, il a réellement pris le pouvoir. Il lui reste à changer le quotidien éprouvant des 6 millions de Togolais. Dans un pays où tout est urgent, ses compatriotes ne peuvent plus se satisfaire de promesses de changement et d’ouverture. D’autant que les mêmes hommes qui entouraient Gnassingbé père demeurent parmi les proches du fils. Et que les mêmes méthodes persistent. Telles les interpellations récentes et répétées de Jean-Paul Agboh Ahouélété, directeur de publication du mensuel Focus Infos, par la Haute Autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac).
Après s’être employé à consolider son pouvoir, Faure Gnassingbé doit désormais montrer qu’il est capable d’apporter des changements concrets sur le plan économique et social. C’est ce qu’attendent les Togolais

Apurement de 24 millions USD d’arriérés du Togo à la BAfD

Tunis, Tunisie - Le conseil d’administration de la Banque africaine de développement (BAfD) a approuvé à Tunis un programme d’apurement des arriérés du Togo à hauteur de 24 millions de dollars US, a annoncé le groupe bancaire dans un communiqué transmis jeudi à la PANA.

Le conseil a considéré que le Togo, en tant qu’Etat fragile, satisfait aux critères requis pour bénéficier de l’assistance de la Facilité en faveur des Etats fragiles, un nouveau mécanisme de la BAfD qui prévoit une assistance opérationnelle supplémentaire aux pays sortant de conflit ayant satisfait à deux conditions principales: engagement du pays à consolider la paix et la sécurité et mise en oeuvre de politiques macroéconomique saines et transparence des comptes publics.

A ce titre, il a noté que "les autorités togolaises ont donné plusieurs signaux positifs de leur engagement à consolider la paix et la sécurité", indique le communiqué qui cite la tenue à Lomé du dialogue inter-togolais en 2006 qui a abouti à l’Accord politique global, l’organisation des élections législatives dans des conditions relativement acceptables en octobre 2007 suivie de la formation d’un gouvernement d’ouverture.

Par ailleurs, le Togo a mis en oeuvre d’importantes réformes macroéconomiques et structurelles depuis 2006. La gestion budgétaire est devenue plus prudente et rigoureuse et le pays a entamé la restructuration de plusieurs secteurs-clé de l’économie, notamment le secteur financier et les sous-secteurs du coton et des phosphates où de graves problèmes de gouvernance avaient été relevés, ajoute le communiqué.

En 2008, le pays s’est engagé à poursuivre ces réformes dans le cadre d’un programme triennal appuyé par la Facilité pour la réduction de la pauvreté (FRPC) du FMI.

Ce programme devrait permettre au pays de bénéficier d’un allègement de sa dette extérieure au titre de l’Initiative en faveur des Pays pauvres très endettés (PPTE) et de l’Initiative d’allégement de la dette multilatérale.

La décision du conseil d’administration permet au Togo de normaliser ses relations avec le Groupe de la BAfD, qui souffraient depuis 2001 d’une accumulation d’arriérés s’élevant à 24,2 millions de dollars US au 31 décembre 2008, y compris les échéances non payées de 2008.

Compte tenu de la situation financière fragile du Togo, la quote-part du pays dans le programme d’apurement des arriérés a été limitée au seuil symbolique de 1%.

Par cette décision du conseil d’administration, "la BAfD marque sa ferme volonté d’accompagner le Togo vers la sortie de crise aux côtés des autres partenaires du pays".

Dans la perspective de la reprise effective de ses activités au Togo, une mission de la BAfD s’est rendue au Togo la semaine dernière afin de préparer un document de stratégie par pays intérimaire. La mission a mené des discussions avec les autorités togolaises sur les priorités à court et moyen termes du gouvernement, priorités qui orienteront les domaines d’interventions de la banque dans les mois à venir.

L’engagement de la BAfD en faveur des pays post-conflit remonte à juillet 2004, date à laquelle le conseil a approuvé la création de la Facilité pour les pays sortant de conflit (FPPC) qui a permis d’apurer à ce jour, les arriérés de cinq pays, à savoir le Burundi (octobre 2004), la République du Congo (décembre 2004), la République centrafricaine (décembre 2006), le Liberia et Comores (décembre 2007).

Tirant les leçons de ces opérations, le Groupe de la BAfD a décidé d’accentuer son soutien aux pays post-conflit, en approuvant, fin mars 2008, une nouvelle Facilité en faveur des Etats fragiles (FEF), inspirée des mécanismes du FPPC, et qui contient d’importantes innovations.

La plus importante réside dans la création de plusieurs guichets au sein de la Facilité, en vue non seulement d’apurer les arriérés, mais également de mettre à la disposition des Etats fragiles, un appui opérationnel supplémentaire à l’allocation normale et un appui sélectif au renforcement des capacités. Le Togo est le premier pays à bénéficier de cette facilité.

Tunis - 24/07/2008

Pana

jeudi 3 juillet 2008

L’Etat veut mettre un terme aux publicités mensongères à la télévision et à la radio

Togo : les praticiens traditionnels rendent l’antenne !
L’Etat veut mettre un terme aux publicités mensongères à la télévision et à la radio

Les praticiens traditionnels ont jusqu’au 01 octobre prochain pour cesser la publicité de leurs médicaments à la télévision et à la radio togolaises. Selon la Haute Autorité de l’Audiovisuelle et de la Communication (HAAC), qui a annoncé l’interdiction début juillet, ces annonces présenteraient une menace pour la population du pays. La Haute Autorité entend remettre de l’ordre en appliquant la loi en vigueur depuis 2001.



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vendredi 21 juillet 2006

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Par Christelle Sélom Mensah

« Docteurs », arrêtez vos publicités mensongères ! La loi togolaise de 2001 relative à l’exercice de la médecine traditionnelle au Togo interdit aux praticiens de faire de la publicité mensongère. De même, l’article 45 prévoit l’interdiction des annonces dont les médicaments n’ont pas eu l’assentiment du ministère de la Santé. « Jusque-là, la loi n’était pas appliquée. Or, tous ne sont pas de bons praticiens. Il faut donc faire le tri entre eux, pour le bien de la population », souligne le président de la Haute Autorité de l’Audiovisuelle et de la Communication (HAAC), qui entend faire appliquer les textes. Les quelque 500 praticiens, actuellement sur les ondes du pays, ont jusqu’au 1er octobre pour arrêter leurs activités médiatiques. Passée cette date, des sanctions financières seront prises à leur encontre. Les radios et télévisions qui continueront à diffuser lesdits programmes seront, quant à elles, passibles de suspension d’antenne.

Interdire pour mettre de l’ordre

« A notre niveau, nous souhaitons simplement mettre de l’ordre parmi les praticiens. Savez-vous que certains malades meurent faute de soins ? Ils préfèrent aller se soigner chez leurs ‘docteurs’ et quand ils arrivent dans les hôpitaux il est déjà trop tard pour eux ! », explique un des membres de la Haute Autorité. « Tous ne sont pas mauvais, souligne un haut membre d’URATEL (Union des rAdios et télévisions libres du Togo), mais il est vrai que certains sont des vendeurs d’illusions ! » Dans le pays, ils n’hésitent plus à se faire appeler ‘docteur’ ou ‘professeur’ sans posséder les diplômes qui s’y attachent. D’autres prétendent pouvoir guérir la maladie du VIH sida. « Aucun n’a encore jamais apporté la preuve qu’il a guéri le sida. Dans nos réunions, nous leur conseillons de ne pas utiliser le mot de la maladie à tort et à travers. Le fait de se faire appeler ‘docteurs’ ou ‘professeurs’ leur est également fortement déconseillé », explique M. Osé, vice-président des thérapeutes praticiens du pays, d’accord pour un « nettoyage » de la profession.

M. Osé, lui-même tradipraticien dans le district 5 de la capitale, reconnaît que tout n’est pas parfait. « Il est vrai que nous avons des problèmes. Mais nous sommes soucieux d’enlever les personnes incompétentes qui font de l’ombre à nos activités. Notre activité est d’une grande aide à la population et passer par les médias sert à informer les Togolais. Ceux qui me voient à la télévision savent que je possède des produits anti-vénéneux. En cas de morsures de serpents, il faut savoir au plus vite à qui s’adresser », éclaire le vice-président. M. Amouzou, directeur de la section sociologie à l’université de Lomé, précise le danger. « Les thérapeutes mensongers sont les plus dangereux. Ils prétendent pouvoir guérir telle maladie. Ce qui s’avère faux car leurs malades meurent au bout de quelques semaines, faute de soins adaptés à leurs souffrances. »

La survie des chaînes et des stations menacée

« Au départ, se tourner vers ces ‘professionnels’ vient d’une conception traditionnelle selon laquelle ils seraient en contact avec les esprits. Les malades considèrent que tout ce qui est spirituel peut conduire à leur guérison. 65% de la population préfèrent recourir à ces personnes, qui possèdent à leurs yeux toute la légitimité du monde parce qu’ils passent à la télé », précise l’universitaire. Poussant la population à faire d’avantage appel à eux plutôt qu’aux hôpitaux publics. « Par ailleurs, le coût de ces médicaments est parfois jusqu’à dix fois moins cher que ceux des pharmacies », poursuit-il. Dans le pays, il faut compter 100 000 Fcfa (152,45 euros) pour une césarienne à l’hôpital, tandis que certains praticiens la proposent gratuitement à la télévision. Pour les plus modestes, le choix est vite fait. Ce sont parfois les conditions de traitement dans les hôpitaux qui finissent par éloigner les malades du système de santé classique. Au Centre hospitalier universitaire de Tokoin de la capitale, les médicaments sont quasiment tout le temps à la charge du patient. Pourtant, même une fois en sa possession, ils ne lui sont pas systématiquement administrés.

« Nous voulons comprendre cette interdiction. L’état nous bloque alors que la Chine a fait sa révolution grâce à la médecine traditionnelle », argumente le président d’un grand média togolais qui a souhaité garder l’anonymat. Les sommes versées par les praticiens varient selon le média et le temps de passage : il faut compter entre 25 et 80 000 Francs Cfa pour une heure, (respectivement 31,11 euros et 121.96 euros) pur 30 à 45 minutes d’antenne à la télévision, Et il faut compter de 10 à 15 000 FCFA (15 à 22,8 euros) pour 30 minutes à la radio. Seules deux chaînes de télévision togolaises font circuler ces annonces : RTDS et TVsion. « Nous aimerions augmenter les prix, mais nous savons que les praticiens ne pourront pas suivre », commente un membre de la RTDS qui a souhaité garder l’anonymat. Les radios sont plus nombreuses, CanalFm, Xsolaire radio Victoire, Carré Jeune ou radio Avenir.

Couper la diffusion de ces publicités revient à appauvrir considérablement les chaînes et les radios concernées. L’argent versé par ces thérapeutes équivaut parfois à 50 % des revenus de ces médias. « Si nous ne payons plus les redevances à l’avenir, il est sûr que nous disparaîtrons. Vous savez, nous gênons beaucoup de gens. Il y a lieu de s’interroger si ce ne s’agit pas d’une censure cachée ? J’aimerais simplement que la justice fasse efficacement son travail. Beaucoup de praticiens vont être interdits par cette mesure alors que les véhicules qui circulent pour faire la même publicité ne sont pas inquiétés », s’inquiète le président du média togolais. « Nous sommes d’accord avec ses arguments, seulement le cas des véhicules est du ressort du ministre de la Santé, non du nôtre. Et nous ne pouvons sacrifier la vie des populations pour de l’argent », précise le président de la HAAC. Interrogé par Afrik, le ministère de la Santé n’a pas souhaité s’exprimer sur la question...


Source : http://www.afrik.com/article10128.html

samedi 28 juin 2008

Seck, artiste togolais de la chanson


«Il faut instituer des rencontres périodiques entre le ministre de la Culture et les acteurs du show-biz local»

REGARD poupin, Seck a déjà fait chavirer beaucoup de cœurs des mélomanes des deux morceaux (« Sans partage » et « Djignedzezo») qui annoncent la sortie prochaine de son premier album et dans lesquels il chante ses «secrets d’alcôve». Il se confesse à vous.


Peut-on connaître davantage la personnalité qui se cache derrière l’artiste Seck ?
Seck, de son vrai nom Komivi Azaleko, est un jeune togolais né dans les années 80 ; il aime la franchise, le respect de la personne humaine. Il est très optimiste mais impulsif. Il déteste le mensonge, la moquerie, l’hypocrisie, l’envie négative et destructive, la diffamation. Seck adore aussi discuter avec les amis, échanger, rigoler…

À quand remonte votre première passion pour le monde du show-biz ? Parlez-nous de vos débuts dans le monde de l’écriture et de la composition des chansons.

Je me suis intéressé au show-biz et plus précisément à la musique depuis 2001, aux côtés de mon frère D’anou du groupe Wezepe qui est d’ailleurs un de mes idoles au Togo. Etant donné que le groupe s’entraînait dans notre maison où se situe son studio, je me retrouvais souvent avec ses membres et je m’amusais des fois à reprendre à tue-tête leurs chansons. C’est de cette façon que ma voix a tapé dans l’oreille de mon frère qui a tout de suite vu en moi ce don de chanteur, si on peut le dire ainsi. Donc, c’est sous sa férule que j’ai commencé à composer mes textes. Mais, concrètement, c’est en 2005 que j’ai pris résolument la décision de me lancer dans l’aventure musicale. Croyez-moi, cela ne fut pas de tout repos. Voilà un peu résumé mes débuts dans ce domaine dans lequel je veux absolument faire carrière.

Comment définissez-vous la forme de mouvance musicale à travers laquelle le grand public vous a découvert ?

Si j’ai bien compris votre question, vous voulez que je vous définisse mon courant musical ; ce serait prétentieux de ma part de vous dire que je veux créer un nouveau courant musical. Je vous dirai tout simplement que je fais une musique qui s’apparente à un mélange fait du zouk, de la salsa et de la soul.

Deux de vos chansons tournent actuellement sur les radios et télévisions de la place (« Sans partage » et « Djignédzezo»). Retracez-nous l’histoire de ces deux titres.

« Sans partage » est une histoire vraie que j’ai vécue avec une jeune fille que j’aimais énormément. Nous sortions ensemble, tout allait bien jusqu’au jour où j’ai découvert qu’elle avait un autre homme dans sa vie. Je le lui ai demandé, par amour pour elle ; elle me l’a avoué et je lui ai dit de choisir entre cet homme et moi. Mais, vu qu’elle en était incapable, j’ai préféré prendre le large car comme vous le savez, il y a des choses qu’on ne partage pas avec autrui. Parmi elles, figure l’amour. Voilà la triste histoire qui se cache derrière cette chanson que vous avez commencée par rendre célèbre. C’est l’occasion de remercier tous les médias qui font ma promotion.
De son côté, « Djignedzezo » littéralement traduit mon cœur est en lambeaux n’est autre chose que la suite de « Sans partage »; maintenant qu’elle m’a quitté, je suis en détresse, mon cœur est en pleurs. Qui est-ce qui va alors me l’apaiser, qui est-ce qui va m’essuyer les larmes ou encore me réconforter ? Pourriez-vous le faire ? Voilà la question que je me pose et vous pose dans cette dernière chanson.

Ces titres précités évoquent-ils réellement votre vécu ou relèvent-ils plutôt d’une fiction ?

Vous savez et cela n’engage que moi seul, les chansons qui donnent souvent vie à la fiction ont peu d’effets sur l’auditoire contrairement à celles qui traduisent le vécu des artistes, car ce sont des événements dans lesquels les gens se retrouvent mieux ou se retrouveront du jour au lendemain, qu’ils soient malheureux ou heureux.

A travers « Amour sans partage » et « Djignédzézo », doit-on s’attendre à ce que votre prochain album parle essentiellement d’amour ?

Pas forcément, même si je veux qu’il y est plus de thèmes d’amour, de paix, de tolérance, de pardon… que ce que nous vivons aujourd’hui. Mon album, que dis-je, notre album puisque c’est vous et moi qui le confectionnons, parlera aussi de Dieu, de l’espoir, de la violence faite aux femmes, aux enfants. Bref, les thèmes sociaux contemporains y trouveront une bonne place.

Quand est-ce que vos fans pourront-ils se procurer votre album auprès des disquaires ?

Si vous me trouvez à l’instant même un producteur ou un donateur qui a le cœur sur la main, vous l’aurez demain (rires). Au fait, l’album sera dans les bacs d’ici les vacances prochaines inch allah.

Mener une vie d’artiste au Togo relève souvent du défi. N’avez-vous pas peur que le succès de vos deux titres promotionnels ne vous rapporte jamais l’argent auquel vous êtes en droit de vous attendre ?

Si réellement vous n’avez pas d’ambition pour votre journal que les gens apprécient d’ailleurs, il serait déjà dans les oubliettes. C’est cela en fait le défi et la vie n’est qu’un défi qu’il faut se lancer. Dès lors, il faut se donner les moyens pour le relever, mais malheureusement, nous sommes au Togo où la piraterie tue énormément l’art et ses faiseurs. Autrement dit, je serai dans certains pays que à travers ces 2 singles, j’aurai déjà au moins un demi-million voire plus sur mon compte. Malheureusement, je suis en Afrique et pire encore au Togo où la culture n’a pas encore sa place parmi les priorités de nos dirigeants. Mais avec la grâce de Dieu et certaines personnes de bonne volonté qui nous aiment et nous apprécient, le défi précité sera relevé.

Qu’est-ce qui fondamentalement vous encourage à mener une vie d’artiste au Togo ?

Rien ne m’encourage à faire de la musique et encore moins au Togo ; c’est d’abord et avant tout une question de passion. Et dans cette folie puisqu’il faut être fou pour faire de la musique au Togo, je suis soutenu par certaines personnes au premier rang desquelles ma mère chérie, Mme Thomas et bien d’autres. Mais sachez aussi que quand vous n’aimez pas une activité, un domaine, autant ne jamais s’y aventurer ; vous n’allez jamais y réussir.

Selon vous, de quelle manière les responsables de la culture au Togo doivent-ils créer un environnement favorable à l’épanouissement des artistes en général et particulièrement ceux qui font de la musique ?

Avant de répondre à cette question, qu’il me soit permis de revenir sur un fait. Je suis encore jeune dans le monde musical mais j’ai appris et lu que la regrettée grande sœur Bella Bellow a dans les années 60 fait l’Olympia, rempli l’un des plus grands stades au monde comme le Maracana au Brésil… Je me demande comment est-ce possible que la musique togolaise soit encore méconnue à ce point malgré cette route très tôt tracée par Bella Bellow ? Vous savez, pour qu’un domaine d’activité quelconque prospère et permette à ceux qui y évoluent de jouir de leurs fruits, c’est d’abord une question de volonté. Si cette volonté n’a pas été ce que nous avions toujours espéré, j’ose croire qu’avec l’actuel président de la République togolaise, Faure Gnassingbé, les choses vont changer. De plus, si je prends en compte les propos tenus ces dernières semaines par Cornéluis Aïdam, notre ministre de tutelle lors d’« Alokpa 4 », de « Bimod 228 », du « 1er Carnaval international de Lomé » et j’en passe, je nourris une lueur d’espoir que les donnes vont positivement évoluer dans le monde culturel togolais. Vous savez, on a beau avancé d’idées novatrices dans le monde culturel, mais s’il n’y a pas une réelle volonté politique derrière, rien ne peut se concrétiser. En attendant la réalisation de tout ce dont notre ministre a parlé ces derniers temps (comme la mise en place d’un centre de formation et autres), il faut instituer des rencontres périodiques entre le ministre et les hommes du show-biz, les producteurs, les réalisateurs, managers et autres acteurs culturels locaux… afin que nous puissions échanger et améliorer nos productions. Cette démarche revêt une grande importance à mes yeux.



Il y a beaucoup d’évènements qui m’ont marqué dans ma vie, mais dans le cadre de ma très jeune carrière, l’évènement qui m’a marqué en bien fut ma deuxième prestation au Palais des Congrès de Lomé. C’était en première partie du concert de Marshall DJ. Ce jour-là, j’ai découvert un public charmant qui chantait comme un hymne ma chanson. C’était vraiment merveilleux. Le pire souvenir, c’était ma première prestation ; je ne l’oublierai jamais. On m’a jeté des cannettes vides, des sachets d’eau… C’était vraiment douloureux et honteux.

Quels sont les grands évènements qui vont meubler votre emploi du temps dans les semaines et mois à venir d’un point de vue artistique ?

Mais, pourquoi parlez-vous d’évènements majeurs ? Ma seule préoccupation de l’heure reste la sortie imminente de mon album ; je m’y affaire ardemment.

Quel est le plus grand rêve que vous ambitionnez de réaliser dans le monde du show-biz en général ?

Ce rêve est celui de tout être humain : il s’agit de réussir dans la vie ; il serait encore plus grand si j’arrive à mener une belle carrière musicale. Je veux connaître un succès comme le grand frère King Mensah, Pascal Lukoua Kanza … Bref, je veux laisser mon nom dans les archives de la musique africaine et vous allez nous aider pour cela.

Que souhaitez-vous de mieux aux artistes togolais au cours des huit prochains mois de l’année 2008 ?

A tous ceux qui projètent de sortir un album dans les prochains mois, je prie Dieu qu’ils trouvent les fonds nécessaires pour le faire. Ceux qui ont des spectacles à l’étranger, qu’ils trouvent les moyens pour s’y produire.
J’émets également le vœu que nous (artistes) soyons plus sollicités à faire de spectacles les mois à venir, que les autorités nous fassent produire en spectacle au mois une fois avant la fin de l’année et qu’enfin les artistes s’aiment réellement et réciproquement au lieu de se jeter des discrédits. Il y va d’un meilleur devenir de notre musique.
Permettez-moi aussi de remercier tous les mélomanes togolais, tous les animateurs, présentateurs d’émission, techniciens des radios et télévisions de la place pour tout ce qu’ils font pour les artistes locaux et pour moi particulièrement. Je leur dis merci du fond du cœur. A tous ceux qui croient en moi et m’encouragent, que Dieu vous bénisse. Merci à tous.

Propos recueillis par Xavier Gilles

http://www.planeteafrique.com/Amis/News_Display.asp?ArticleID=786&rub=IciAilleurs-Decouverte

vendredi 20 juin 2008

L'AC Milan ne veut qu'un joueur, Adebayor !!!!!

L'AC Milan a en ligne de mire un seul joueur pour le mercato, Emmanuel Adebayor, l'attaquant togolais d'Arsenal, même si le club anglais s'opoose à son départ, indique le vice-président du club lombard de football, Adriano Galliani, dans la Gazzeta dello Sport de vendredi.

"Nous sommes en lice pour un transfert, celui d'Adebayor. Il n'y aura pas d'approche pour (Didier) Drogba et (Samuel) Eto'o. Nous sommes en discussion seulement avec Arsenal. En ce moment, la situation est la suivante: soit Adebayor vient, soit il ne vient pas. Mais dans les deux cas, je suis certain qu'on peut être en course pour le titre", a expliqué le vice-président.

"Arsenal a dit non, mais cela ne signifie pas que nous sommes marginalisés. Nous faisons tout ce que nous pouvons pour réouvrir les négociations", a précisé Galliani.

Selon lui, l'AC Milan aurait bien aimé faire venir Eto'o ou Drogba, mais l'international camerounais du FC Barcelone est trop cher et Chelsea n'est pas prêt à vendre l'international

Source : http://fr.fifa.com/worldfootball/clubfootball/news/newsid=810775.html#lac+milan+veut+quun+joueur+adebayor