mardi 17 juin 2008

Trafic d’enfants : l’UE préoccupée

l’occasion de la « Journée de l’enfant africain », la Commission de l’Union européenne au Togo a publié un communiqué dans lequel elle souligne que 2.458 enfants ont été interceptés ou rapatriés entre 2002 et 2004 au Togo et près de 313.000 enfants togolais travaillent dans des centres urbains dans le pays ou ailleurs en Afrique.
Ce phénomène «est d'une ampleur préoccupante dans les zones transfrontalières » constate l’UE.

La Commission de l’UE indique avoir agi en coopération avec CARE, le projet REVE notamment (Réhabilitation des enfants victimes d'exploitation) pour permettre que 639 jeunes filles soient sauvées de leur maltraitance et à 383 candidates au travail domestique de bénéficier d’une formation et d'être placées auprès d’employeurs sur la base d’un contrat de travail valide.

Elle réaffirme son engagement à s'investir en faveur de la protection des enfants et à leur garantir les conditions essentielles à leur épanouissement.

Source: http://www.africatime.com/togo/

lundi 16 juin 2008

Le Togo ratifie la convention de la CEDEAO sur les armes légères

Le parlement togolais vient de ratifier la Convention de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) sur les armes légères et de petit calibre (ALPC), a constaté APA.

La Convention adopté le 14 juin 2006 par les Chef d'Etat et de gouvernement de la CEDEAO vise à prévenir et à combattre la prolifération, la circulation et l'accumulation excessive et déstabilisatrice des armes légères.

Elle permet de contrôler strictement leur fabrication, leur marquage et le traçage, le contrôle du courtage, la gestion et sécurisation des stocks et le contrôle de la détention par les civils.

Le Togo devient ainsi le sixième pays a ratifié la convention qui requiert l'adhésion de 9 pays pour entrer en vigueur.

Le Burkina Faso, le Mali, le Niger, la Sierra Leone et le Sénégal l'ont déjà ratifié.
APANEWS
TOGO - 13 juin 2008

dimanche 15 juin 2008

Le Club de Paris et le Togo concluent un accord de réduction de dette

Les créanciers du Club de Paris sont convenus, le 12 juin 2008, avec le Gouvernement de la République togolaise d’un accord d’allègement de sa dette publique extérieure, suite à l’approbation, le 21 avril 2008, par le Fonds Monétaire International d’un nouvel arrangement de trois ans au titre de la Facilité pour la Réduction de la Pauvreté et pour la Croissance.

Cet accord, conclu selon les termes dits “de Naples “, conduit à l’annulation immédiate de 347 millions de dollars.

A titre exceptionnel, au vu de la capacité de paiement très limitée du Togo, de la contrainte supplémentaire qui résulte de la forte hausse des prix des matières premières et des produits alimentaires, et à condition que ce pays continue de mettre en œuvre de façon satisfaisante son programme de réforme soutenu par le FMI, aucun paiement n’est attendu de la part du Togo entre le 1er avril 2008 et le 31 mars 2011.

Le Togo s’est engagé à affecter les sommes auxquelles les créanciers du Club de Paris ont renoncé aux objectifs prioritaires identifiés dans le cadre de son document stratégique de réduction de la pauvreté. Le Togo s’est également engagé à rechercher un traitement comparable de la part de ses créanciers non membres du Club de Paris.

Les créanciers du Club de Paris ont salué les réformes entreprises par le Togo et se sont engagés à lui accorder un nouvel allègement de sa dette publique extérieure dès qu’il aura atteint le Point de Décision de l’initiative renforcée pour les Pays Pauvres Très Endettés.


Notes de contexte

1. Le Club de Paris s’est réuni pour la première fois en 1956. Il s’agit d’un groupe informel de gouvernements créanciers des pays industrialisés.

2. Les membres du Club de Paris qui ont participé au réaménagement de la dette du Togo étaient les représentants des Gouvernements de l’Allemagne, de l’Autriche, de la Belgique, du Canada, du Danemark, de l’Espagne, de la France, de l’Italie, du Japon, des Pays-Bas, du Royaume-Uni, de la Suède et de la Suisse.

Les observateurs à cette réunion étaient des représentants du gouvernement des Etats-Unis d’Amérique et de la Fédération de Russie, ainsi que du Fonds Monétaire International, de l’Association Internationale pour le Développement, de la Banque Africaine de Développement et du Secrétariat de la CNUCED.

3. La délégation du Togo était conduite par Adji Otèth Ayassor, Ministre de l’Économie et des Finances. La réunion était présidée par M. Julien Rencki, Vice-Président du Club de Paris, Sous directeur à la Direction Générale du Trésor et de la Politique Économique au Ministère de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi français.


Notes techniques

1. Le programme économique du Togo est soutenu par un arrangement de trois ans au titre de la Facilité pour la Réduction de la Pauvreté et pour la Croissance et une Facilité Étendue du Fonds approuvées par le Fonds Monétaire International le 21 avril 2008.

2. La dette traitée par le présent accord s’élève à 739 millions de dollars en valeur nominale, dont 347 millions de dollars annulés et le reste rééchelonné ou différé.

3. La date butoir (1er janvier 1983 pour le Togo) est définie lorsqu’un pays débiteur rencontre pour la première fois les créanciers du Club de Paris. La définition de cette date butoir a pour objectif de protéger les crédits accordés par le Club de Paris après cette date. Elle n’est pas modifiée lors des traitements ultérieurs. Selon les règles du Club de Paris, les crédits accordés après cette date butoir ne peuvent pas faire l’objet d’un rééchelonnement ou d’une annulation. Dans le cas présent, à titre exceptionnel, tous ces montants ont été différés jusqu’après mars 2012.

4. Selon les termes de Naples, les prêts consentis aux conditions de l’Aide Publique au Développement avant la date butoir sont rééchelonnés sur 40 ans dont 16 ans de grâce à un taux d’intérêt au moins aussi favorable que le taux concessionnel de ces prêts. Les dettes commerciales pré date butoir sont annulées à 67%, le solde étant rééchelonné sur 23 ans dont 6 ans de grâce.

5. A titre exceptionnel, les créanciers ont également accepté de différer après mars 2012 le remboursement des arriérés accumulés par le Togo sur sa dette court terme et post date butoir, ainsi que les échéances dues durant la période de consolidation au titre de la dette post date butoir et l’intégralité des intérêts moratoires dus sur la période de consolidation au titre des montants rééchelonnés et différés.


SOURCE: Club de Paris

African Press Organization (APO), Lomé, Togo, 12 juin 2008)

dimanche 8 juin 2008

Réseau Francophone International pour la Promotion de la santé (Réfips)

Son origine
Dans la foulée de la promulgation par l'OMS en 1986 de la Charte d'Ottawa pour la promotion de la santé, des professionnels de la Communauté Française de Belgique, de France et du Québec, conscients de l'importance de l'environnement sur la santé de nos communautés et du manque de visibilité du français dans les communications entourant cette discipline où ils exercent un leadership reconnu, se réunissent en 1988 en Belgique pour fonder une association. C'est à Montréal en 1991 que le Réseau francophone international pour la promotion de la santé (RéFIPS) sera créé dans un espace francophone qui s'étend sur plusieurs continents.

Depuis sa création, le REFIPS a initié ou participé à de nombreuses activités (en savoir plus).

Sa raison d'être
Réseau d'échanges et de diffusion de compétences et de pratiques en promotion de la santé, le RéFIPS veut faire reconnaitre la promotion de la santé de par le monde.


http://www.refips.org/accueil.php

Vous voulez plus d'info, contactez nous

vendredi 6 juin 2008

Un élève togolais, lauréat d'un concours international de dessin sur l'égalité homme - femme

Un dessin de Yaou Djobo, un élève togolais de 9 ans fait partie des 14 dessins primés à l'occasion d'un concours international de dessin qu'elle a organisé sur la thématique de "l'égalité homme - femme" lancé par la Commission européenne.

La représentation de l'Union Européenne au Togo qui se dit « très heureuse de voir que le sens créatif et l'engagement d'un enfant togolais aient été distingués parmi des milliers de dessins envoyés du monde entier ».

« Un important prix lui sera prochainement remis par la Délégation de la Commission européenne pour récompenser ses efforts », indique un communiqué de la représentation européenne.

Le chef d'oeuvre de DJOBO figure parmi 25 819 dessins de 51 pays envoyés à la Commission européenne.

« Déjà, dans la phase de présélection, 3 des 10 dessins Togolais envoyés avaient été choisis. Le Togo est ainsi, avec le Mali, le pays ACP ayant eu le plus de dessins présélectionnés », précise la source.

Quelque 1741 dessins des enfants togolais avaient été reçus par la Délégation de la Commission européenne au Togo, 20 lauréats ont été récompensés localement lors de la cérémonie du 9 mai, célébration de la Journée de l'Europe.

Les 10 premiers d'entre eux ont été envoyés à Bruxelles pour la phase finale du concours à la Commission européenne.

Le concours invitait les écoliers des pays en développement âgés de 8 à 10 ans, à exprimer leur vision de "l'égalité homme - femme".


TOGO - 5 juin 2008 - APANEWS

Les autorités togolaises ont-elles oublié les martyrs de Lungi ?


Un an après, l’Etat n’a pas honoré les promesses faites aux parents des victimes de la catastrophe aérienne

Le 3 Juin 2007, s’écrasait à Lungi, en Sierra Léone, un hélicoptère MI-8 de fabrication russe qui assurait la liaison entre Freetown et l’aéroport international de Lungi. Vingt-deux personnes, dont treize Togolais, ont trouvé la mort lors de ce crash, provoquant douleur et consternation dans tout le pays. Parmi les disparus le ministre des sports du Togo et des officiels de la Fédération togolaise de football. Un an plus tard, les autorités togolaises ont délaissé les familles et le rapport d’enquête tarde à venir.



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jeudi 5 juin 2008, par Jean-Claude Abalo

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Notre correspondant à Lomé

Les autorités togolaises ont rendu hommage à ceux qu’ils appelaient les « martyrs de Lungi ». Des promesses ont été faites pour retrouver les véritables mobiles de l’accident ou de l’attentat (cette piste n’est pas exclue). Mais curieusement, ceux qui hier se préoccupaient des morts de Lungi semblent avoir vite oublié leur mémoire et les dommages causés à leurs familles respectives.

La promesse est une dette

Un an après ce drame, seuls une messe anniversaire et un tournoi de football sont organisés en hommage aux victimes. « C’est bien dommage que l’on puisse de sitôt oublier ceux-là qui sont morts pour le nom du Togo. Les organisateurs de ces messes et autres n’ont même pas daigné informer les parents et proches des victimes », s’indigne Me Apevon, le Président du collectif des parents des victimes.

Au lendemain des hommages aux « héros nationaux », l’Etat togolais a promis d’ériger un monument à l’entrée ou aux abords du stade de Kégué en vue d’honorer et d’immortaliser la mémoire des victimes du crash. Aujourd’hui, un an après ce drame, cette promesse commence visiblement par prendre la poussière, selon les parents des victimes. « C’est l’amertume. Rien n’est fait jusque là pour nos enfants. Même pas la pause d’une pierre pour la construction du monument comme promis », se désole Bernard Mensah, un parent des victimes.

Pour Me Apevon du collectif des victimes, il faut patienter et attendre ce geste des autorités. « Nous espérons vivement que l’Etat n’a pas encore oublié ces victimes et qu’il allait effectivement tenir à sa promesse. Mais le temps passe et cela nous donne des soucis », nous a-t-il confié.

Un rapport d’enquête qui tarde à voir le jour

A part le rapport d’enquête dirigé et rendu public par Aholouédji Komlan Atisso depuis le 15 juin 2007, décrivant les circonstances de l’accident, les Togolais ne voient plus rien venir. « Un dossier d’assurance est un processus assez long. Les compagnies d’assurance ont leurs règles qu’il faut forcément suivre en franchissant les étapes l’une après l’autre. Pour plaider le dossier il faut d’abord le lancer en étude. C’est ce que nous avons fait en assignant l’Assureur et la FTF en justice en vue d’aplanir les divergences au niveau de la nature des assurés. Cette affaire a été reportée plus de 5 fois. Et ce n’est que la semaine dernière que l’affaire a été traitée en l’absence constatée de la FTF. Nous avons eu gain de cause et on pourra désormais organiser notre plaidoirie qui est aussi une autre étape en vue d’aboutir à la réparation. »

En outre, une autre affaire d’assurance serait à la base de ce feuilleton de Lungi. D’après les investigations, la Fédération Togolaise de Football (FTF) aurait souscrit auprès d’une compagnie d’assurance qui ne prend en compte que la délégation de la FTF et les joueurs. Ce qui fait un total de 45 personnes dont les noms ne sont pas cités. Seul le Conseiller à la FTF, Théodore Amegnran (décédé dans le crash) est reconnu dirigeant. Les autres ne sont ni dirigeants, ni joueurs.

« Le texte est bel et bien clair. "45 personnes non dénommées" signifie que la FTF forme sa délégation comme elle l’entend. Une délégation est une entité composée de dirigeants et joueurs dans le cas présent. Il n’est écrit nulle part que les dirigeants sont exclusivement les membres du Bureau Exécutif », explique Me Apevon. Il ajoute que « ce qui relance la longue procédure dans l’indemnisation des parents des victimes est la lourdeur administrative dont est victime le dossier. La commission d’enquête est composée de Togolais, de Gabonais, de Russe, de Français et de Sierra Léonais qui sont tous des ressortissants parmi les victimes ».

Le rapport final est attendu dans les prochains mois, mais déjà la presse togolaise confirme la thèse d’un attentat compte tenu de l’environnement sécuritaire précaire de la Sierra Leone. Elle estime qu’un Sierra Leonais aurait tiré sur l’engin.

L’accident de Freetown n’est qu’un accident du pauvre qui a malheureusement coûté la vie à 14 togolais, 4 stewards gabonais, deux pilotes français, et deux russes pilotant l’hélicoptère.

jeudi 5 juin 2008

Les familles des victimes du crash d'hélicoptère de juin 2007 attaquent en justice l'assureur de la FTF

TOGO - 3 juin 2008 - APANEWS
Le collectif des familles des victimes togolaises d'un accident d'hélicoptère survenu en juin 2007 en Sierra Leone a assigné en justice l'assureur de la Fédération togolaise de football (FTF) et dénoncé mardi le « laxisme » des autorités dans la gestion du dossier.

« Les familles des victimes ont l'impression d'être abandonnées. Ceux qui sont morts ont laissé des enfants et personne ne demande ce que ces enfants sont devenus », a regretté Maître Dodji APEVO, avocat au barreau de Lomé et porte-parole du collectif des familles des victimes.

Il a soulevé les regrets des familles des victimes sur le fait qu'aucun programme officiel cohérent ne leur ait pas été soumis par le gouvernement à l'occasion du premier anniversaire du drame.

Une vingtaine de Togolais dont l'ancien ministre des Sports, Richard Atipoé, sont morts dans un accident d'avion survenu le 03 juin 2007 à Freetown après le match gagné par les Eperviers (1-0) face à la Sierra Léone en éliminatoires de la Coupe d'Afrique des Nations de football 2008.

Une messe catholique a été dite mardi matin dans la capitale togolaise en présence du ministre de la jeunesse et des sports et des membres de la FTF tandis qu'au même moment, la famille et les amis de l'ancien ministre des sports Richard Atipoé, décédé dans le crash ont participé à une autre messe catholique.

Au-delà d'une reconnaissance nationale souhaitée par le collectif, les familles des victimes exigent une réparation du préjudice subi.

A part une enveloppe de 2 millions de francs CFA remise à chaque famille pour les obsèques, aucun autre geste n'a été fait à leur endroit par l'Etat togolais, celui de la Sierra Leone ou de la part de l'assureur de la FTF, regrettent les familles.

« Avant de partir, la fédération avait souscrit une police d'assurance et j'ai tenté d'approcher la compagnie d'assurance pour régler cette affaire à l'amiable mais ils ont interprété à leur manière le contrat en estimant que toutes les victimes ne doivent pas être prises en compte dans leur contrat qui, pour eux, ne concerne que les joueurs et les dirigeants », a expliqué Me Dodji Apevon.

Selon lui, le nombre de personnes assurées par la FTF dépasse largement le nombre de joueurs et de dirigeants qui ont fait le voyage.

LA FTF a assuré 45 personnes (joueurs et dirigeants) non dénommées. Mais il se fait que seul un dirigeant de la FTF soit mort dans l'accident et les autres victimes sont des employés de la FTF que la compagnie d'assurance ne veut pas prendre en charge.

« Comme on a pas pu s'entendre, j'ai été obligé de les assigner en justice », a ajouté l'avocat. Le dossier sera d'ailleurs plaidé vendredi prochain.